fiscalite belge
Publié le - 1361 v. -

Quelles conditions de sortie pour la SCPI en assurance-vie ?

La détention d’une société civile de placement immobilier (SCPI) est différente selon qu’elle ait été acquise auprès d’une société de gestion ou par le biais d’un contrat d’assurance-vie. Par exemple les conditions de sortie, la fiscalité, les frais, la durée du délai de jouissance, etc. Nous nous intéresserons particulièrement aux conditions de sortie dans les lignes qui suivent.

Le rachat de la SCPI par l’assureur

Tout d’abord, il faut savoir que toutes les SCPI proposées par l’assureur deviennent ses propriétés, puisqu’il les a préalablement acquises auprès de la société de gestion elle-même. Il les intègre alors dans ses contrats multisupports dans le but d’en élever le rendement.

C’est pourquoi, lorsque l’épargnant souhaite mettre fin à la détention de ces parts de ces actifs, il ne les revend pas lui-même sur le circuit du marché secondaire. L’assureur rachète en effet son SCPI suivant certaines conditions. Par exemple en tenant compte de la valeur de sortie, de la valeur de réalisation ou de la valeur de retrait pour les SCPI à capital variable. Liquider ses parts de SCPI aboutit également au paiement de frais d’entrée dont le taux varie d’un assureur à l’autre. Ces frais équivalent à la prise en charge initiale des commissions de souscription.

Pourquoi opter pour le rachat de son SCPI en assurance-vie ?

Les SCPI en assurance-vie font partie des meilleures sur le marché : ce sont avant tout des SCPI de rendement, c’est-à-dire qu’elles génèrent un excellent taux de distribution. Celles que les assureurs sélectionnent sont en outre les plus performantes par rapport à leur stratégie d’exploitation au sein des contrats multisupports.

Par conséquent, il n’y a pas de raison d’opter pour une sortie en SCPI si vous en avez souscrit dans une assurance-vie. De plus, la meilleure période de détention de ces actifs est d’une dizaine à une douzaine d’années.

Un choix mûrement réfléchi

Le choix doit donc être mûrement réfléchi avant d’investir. Comparez les SCPI entre elles (taux de distribution, dividendes) et les contrats entre eux (frais, rendement). Réalisez le maximum de simulation, demandez conseil à votre gestionnaire de patrimoine ou aux spécialistes en SCPI.

Ce qui différencie les deux modes de détention d’une SCPI

Outre les conditions de rachats, d’autres différences sont aussi relevées en ce qui concerne les SCPI détenues en direct auprès de la société de gestion ou à travers l’assurance-vie. Exemple :

  • la distribution des dividendes : elle est de 100% si vous l’avez directement acquise par le biais de la société de gestion. En revanche, l’assureur ne vous versera qu’environ 85% des revenus locatifs.
  • le prix d’achat : il subit une décote auprès de l’assureur, décote d’environ 2% à 2.5%. Vous vous procurez votre SCPI moins cher dans une assurance-vie. De plus, vous n’êtes pas dans l’obligation d’acheter un certain nombre minimal de parts comme dans le cas de la souscription en direct.
  • Le délai de jouissance : puisque la SCPI a déjà commencé à distribuer des revenus avant même que vous n’y ayez souscrit, l’assureur ne vous applique qu’un délai de jouissance d’un mois seulement, contre 2 à 5 mois par la société de gestion.

L’importance de lire et relire l’avenant au contrat

Pour éviter les mauvaises surprises, vous devez donc bien lire l’avenant au contrat soumis par l’assureur au moment de votre souscription. Cet avenant précise toutes les modalités relatives à la détention de votre SCPI comme support à votre assurance-vie. N’hésitez pas à vous rapprocher de votre conseiller en gestion de patrimoine si vous avez du mal à interpréter ces modalités.

Vous pouvez aussi obtenir de plus amples informations sur le principe de la souscription et de l’exploitation d’une SCPI en assurance-vie sur immo-zine.com.